Définition..

Le ressentiment est un de ces éléments perturbateur qui garde ses proies captives dans la durée. C'est un ensemble d'émotions générées par une ou plusieurs expériences difficiles à surmonter.

 

Parce que l'ennemi de nos âmes est rusé et qu'il connaît bien notre fonctionnement charnel, il est capable d'utiliser nos réactions pour nous garder prisonnier de nous-mêmes. Disons d'emblée, que le ressentiment est un choix, plus ou moins conscient dont les effets s'installent durablement, à moins d'être amenés à contempler ses ravages afin de prendre des décisions importantes.

 

Derrière le ressentiment, d'autres émotions plus toxiques se cachent : la rancune, l'amerume, la colère, le désir de vengeance, la volonté de garder intacte ces ressentis afin que ceux qui ont provoqué cet état ne s'en sortent pas indemnes. Le ressentiment s'installe d'autant plus facilement qu'il s'appuie sur un sentiment d'injustice, donc il paraît légitime.

 

Pour les enfants de Dieu, il ne ressemble pas à un péché, à une attitude répréhensible, parce qu'il provient d'une conscience claire, saturée de son bon droit. C'est presqu'un droit à la colère, un permis d'amertume légitime, à l'instar de l'amertume de Naomi ou de celle de Job.  Ces deux personnages de l'Ancienne Alliance étaient persuadés d'avoir le droit de demeurer perplexes, tristes, et irrités contre l'injsutice qui leur avait été faite.

 

Le ressentiment était d'autant plus installé que leur situation avait évolué vers un état dramatique que personne ne pouvait expliquer et qui les plaçait aux bans de leur société. Tout en se soumettant à Dieu, en surface, ils ne cessaient de ressentir un profond sentiment d'injustice, de colère étouffée, inexprimable, vis à vis de Dieu.

 

L'angoisse générée par leur situation nouvelle, et par le regard des autres, alimentaient, en outre ce ressentiment inavouable. C'est toute la force du ressentiment qui abrite ainsi d'autres émotions qui se développent au fil du temps et dont on peut rester prisonnier longtemps, même quand la situation évolue. Faute de pouvoir, de s'autoriser à exprimer sa colère, son désaccord, sa profonde amertume, on s'installe dans un mal être profond.

 

La rancune entretient ce ressentiment et maintient au présent, même ce qui devrait appartenir au passé. La page ne peut être tourné car le souvenir des évènements difficile est sans cesse ravivé. Il y a un refus de l'oubli qui s'apparenterait à une façon de laisser le ou les "coupables" filer, s'en tirer sans payer le prix de leur forfaiture.

 

Si notre Dieu connaît bien notre nature, et sait à quel point ces sentiments sont humains, Il s'est donné les moyens de nous en délivrer : Il a envoyé son Fils donner sa vie pour nous libérer de ces jougs et nous a communiqué sa Parole pour nous avertir et nous éduquer afin que nous ne tombions pas dans ces pièges.


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Aller à la racine...

Le plan du salut que notre Père a mis en oeuvre en Jésus Christ, inclus la libération totale de tout ce qui nous gardait captif. Le ressentiment appartient donc à cette catégorie d'éléments pertubateurs dont nous pouvons être délivrés.

 

L'auteur de cet épître parle de racine d'amertume, il s'agit donc d'émotions qui s'installent au profond de nous et qui génère d'autres ressentis, d'autres réactions. Les causes parfois ne sont même plus les véritables raisons de notre mal être, tant les émotions générées occupent une place prépondérantes, souvent en exagérant les évènements et les situations qui les ont provoqués.

 

Certes, certaines situations sont très douloureuses et marquent nos vies de traits qui se veulent indélébiles, qui laissent des cicatrices et des séquelles impossibles à ignorer. Dieu ne nous demande, d'ailleurs, pas de les ignorer. Il ne s'agit pas de faire comme si rien ne s'était passé, pour surmonter les effets dévastateurs sur nos vies.

 

Mais on ne peut pas non plus maintenir, alimenter, raviver sans cesse, ouvrir encore et encore des plaies que l'on ne veut pas laisser guérir. Oui le ressentiment est un choix. Parce que cette racine qui s'ancre dans nos coeurs produit des rejetons, selon sa nature, elle finit par nous envahir, étouffer toute vie en nous, toute possibilité d'aller de l'avant, il n'est pas souhaitable de s'y accrocher.

 

Souvent, les personnes victimes de ces ressentiments ne réalisent pas à quel point, elles s'enferment elles-mêmes, se refusent le droit de jouir de la paix de Dieu, la paix bien-être, la paix synonyme de guérison, de restoration que Jésus est venu nous apporter. Cette paix ne s'imposera pas à nos coeurs, si nous nous accrochons à nos ressentiments, la Parole de paix tombera parmi les ronces, les épines, et le ressentiment l'etouffera.

 

Il faut vouloir se livrer à la lumière de Dieu, lui laisser la liberté de nous révéler tout ce qui se cache derrière ce sentiment d'injustice auquel nous nous accrochons, parce qu'il nous paraît légitime. Il faut désirer ardemment se débarasser de cette tristesse générée par le sentiment de rejet, l'impression de devoir vivre en -deçà du bonheur qui caractérise la vie des autres.

 

Il faut accepter de reconnaître la colère inexprimable contre les "coupables" et même contre Dieu que l'on ose pas confronter, réaliser à fortiori exprimer. Il faut la reconnaître, la discerner, la débusquer dans le maquis de ressentis qui agitent notre être intérieur. Souvent, il faut accepter de mettre sur la table, de rendre explicites, visibles les bribes de mémoire, les interprétations que l'on s'est construites, fabriquées pour solidifier et rendre plus acceptables, à nos propres yeux, les analyses et les raisonnements que nous avons estimés justes.

 

Tous ces éléments que nous fabriquons, au fil du temps pour justifier, conforter, alimenter notre ressentiment contribue au développement de rejetons, d'autres émotions toxiques qui infectent notre vie. Ainsi se développent, à notre insu, d'autres éléments qui, à leur tour, génèreront d'autres rejetons et produiront plus de troubles. La colère etouffée mais bien présente empêche tout rayonnement durable de la paix de Dieu. Elle garde la rancune vivace et ancrée en nous.

 

Tout cela finit par s'ériger en forteresse imprenable: ni la paix, ni la joie, ni la miséricorde, ni l'amour de Dieu ne peuvent rayonner dans un coeur captif du ressentiment. Les fruits de l'Esprit ne peuvent donc pas se développer, atteindre un état de maturité qui procure stabilité, force, efficacité. Le ressentiment empêche la réception de l'amour, de la miséricorde de Dieu, et en bloque le développement dans le coeur captif. Voilà en quoi et comment ceux qui demeurent sous le joug du ressentiment se privent des effets de la Grâce de Dieu...

 

Beaucoup de personnes se tournent aujourd'hui, vers la relation d'aide, dans nos églises, pour parvenir à ce résultat. Mais je veux insister sur la fidélité et la justice de notre Dieu. Même si cela n'existe pas autour de vous, même sans les spécalistes de cette discipline, dans votre environnement proche, de tout temps, Dieu a su consoler, délivrer, guérir, restaurer tous ceux qui se tournent vers Lui.

 

A ceux qui demandent une vraie délivrance, dans un effort de sincérité que l'Esprit provoque et accompagne, dans une volonté farouche de bénéficier de la plénitude de vie que Dieu a promise, le Seigneur répond avec une efficacité redoutable et inégalée. Même si, même quand c'est avec une personne formée à la Relation d'aide, il faudra faire preuve d'honnêteté, de transparence, de volonté soutenue pour progresser vers la délivrance.

 

 


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Tournons-nous vers le Seigneur..

Perdue dans l'océan de mes ressentis

Je ne trouve pas le chemin de la vie

Pourtant ta main m'a saisie

Mais mon coeur s'accroche à ses cris...

 

Père de mes larmes, je t'écris

De ma vie qui s'enfuit

A genoux, je m'écrie

Viens, je veux être guérie..

 

Sonde mon âme et mon coeur

Libère moi de mes douleurs

Apaise mes peurs..

Montre moi mes erreurs..

 

Enseigne moi tes voies

Révèle moi ces voix

Qui en moi provoquent l'émoi

Je veux vivre pour Toi..

 


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Pour aller plus loin..

Qu'est-ce que le ressentiment?  (Michelle Larivey)

Le ressentiment s'apparente à la rancune; les deux expériences s'organisent autour d'une colère conservée. Celle-ci n'est pas toujours présente à la conscience, mais on y réfère de temps en temps, ce qui réveille l'animosité.

En plus de cette colère statique, le ressentiment renferme une importante tristesse. Cette dernière est cependant peu apparente, car la colère lui sert de paravent. Comme la rancune, le ressentiment résulte d'une colère avortée et s'applique à un événement qui est terminé. Cet événement peut être récent ou appartenir à un passé lointain.

Contrairement à la rancune, qui est surtout statique, le ressentiment est une expérience qu'on pourrait qualifier de "vivante". En effet, la personne qui l'éprouve conserve précieusement sa colère et va même jusqu'à la cultiver en ramenant à sa mémoire les faits qui l'ont déclenchée. La tristesse, par contre, est ignorée autant que possible, comme si la ressentir pouvait diminuer la colère à laquelle on ne veut pas du tout renoncer.

Le ressentiment se caractérise aussi par le fait qu'il s'appuie sur la perception d'une d'injustice. C'est à cause de cette perception que celui qui l'éprouve ne veut pas se départir de sa colère. Ne pas conserver son ressentiment serait à ses yeux une façon d'endosser l'inacceptable. De plus, il désire empêcher le responsable de cette injustice de se sortir indemne de la situation. Cet objectif se manifeste souvent par une recherche de vengeance qui n'a pas de fin.

 

(...)

Le plus souvent, le ressentiment est une expérience émotive que nous désirons conserver intacte. Mais encore plus que la rancune (Voir La puissance des émotions), ce sentiment nous empoisonne la vie. La rancune est rarement au centre de notre expérience. Le ressentiment, au contraire, y occupe une place importante. C'est parce que nous tenons à le cultiver qu'il prend un telle part dans notre expérience actuelle. C'est aussi parce que nous voulons maintenir notre lien avec ce passé.

En résumé, on pourrait donc dire que le ressentiment nous sert à maintenir la force de notre colère et de notre lien émotif avec une expérience passée. Mais en même temps, cette fidélité à notre colère nous maintient dans une position de fermeture et de tristesse tout en nous interdisant tout nouveau contact qui pourrait être réparateur.

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Réactions et ressentiment ( 1) 

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Surmonter le ressentiment

L'histoire de la vie de Joseph nous rapelle que souvent, c'est un sens profond, une conscience aiguisée de notre destinée qui peut nous amener à surmonter les ressentis et le ressentiment avant qu'il ne s'enracine en nous, au point de développer des rejetons.

 

Nos pensées doivent être exposées, sans cesse, à la lumière de Dieu, sa Parole doit avoir accès à notre fonctionnement intime, sans barrage, sans fausse pudeur, dans un effort de transparence soutenu et sans cesse renouvellé, afin que rien, aucune réaction, aucun ressenti ponctuel ne puisse s'ancrer en nous.

 

La volonté de vivre dans la présence de Dieu, en Dieu et pour lui doit présider à tous nos choix et exposer le fonctionnement de toutes les composantes de notre âme. Cette honnêteté vis à vis de nous-mêmes doit être sans faille, sans compromis, sans indulgence. C'est une bataille qu'il faut livrer en permanence, consciemment, surtout quand on connaît sa sensibilité vis à vis des autres, et de notre environnement.

 

Ce sens de la destinée, doit nous permettre de surmonter, de refuser de permettre à des incidents, des évènements, des situations de nous garder captifs même pendant un moment. Cette quête de liberté doit nous permettre de nous débarasser de tout émoi toxique, envahissant et paralysant. Notre vigilance doit rester haute vis à vis de tout ce qui manipule nos émotions, peut provoquer des raisonnements, des analyses, des interprétations aussi erronées qu'inutiles.

 

Pendant longtemps, l'accent a été mis, dans nos assemblées sur les actes, sur les réactions plus ou moins visibles des biens aimés, en restant trop superficiel. L'être humain est plus profod que cela : il faut exposer le fonctionnement de l'âme, ses tréfonds charnels, ses moteurs puissants; mettre en garde contre les mécanismes à l'oeuvre dans la chair, détailler ce que la Bible appelle "les oeuvres de la chair" : les schémas de pensée, les aspirations profondes, le fonctionnement des émotions, leur rôle et les dérives possibles.

 

L'apôtre Paul a affirmé que "nous ne sommes pas ignorants des méfaits du diable", pourtant, dans ce domaine, les enfants de Dieu sont restés ignorants et captifs trop longtemps. On a trop surveillé et commenté et sanctionné les actes, prôné seulement la discipline et la méditation, sans exposer les freins, les voiles, les forteresses internes, intimes, les fonctionnements atypiques et dangereux, les causes derrière les actes...

 

Aujourd'hui encore, de nombreux bien-aimés sont prisonniers d'eux-mêmes, tyranisés par leur ressentiment, incapables d'avancer. Ce que Dieu veut, c'est que nous fassions équipe avec Lui, que nous soyons coopérants avec son Esprit pour jouir de la liberté que Christ nous a acquise, au prix de son sang.  Nous ne pouvons pas nous arrêter à chaque incident, permettre à chaque "injustice", chaque évènement difficile, inexplicable sur le moment, de barrer notre chemin vers notre destinée.

 

Notre vie a un sens, elle a une portée. Christ a donné sa vie, pour cette vie, elle a donc du prix au yeux de Dieu, pourquoi permettre à n'importe quoi, n'importe qui de nous barrer la route et de rendre inefficace ce que Dieu a rendu précieux?  Je refuse de permettre à aucune influence, aucune autre puissance que celle de Dieu un autre impact que ce qu'Il a prévu, de dominer dans ma vie..

 

Je préfère accepter l'inconfort, me soumettre à l'incertitude du lendemain, vivre au jour le jour sous son regard, avec son seul appui que de me laisser tyraniser par un environnement qui provoque en moi des ressentis paralysants. Peu importe le rejet, vivre à l'écart, en s'appuyant sur le bras de Dieu ne tue pas, au contraire, cela vivifie.. C'est s'exposer à la lumière de Dieu, sans partage, et ça fait du bien.

 

Vivre pour Dieu, sans titre, sans autre ambition que de faire sa volonté, que de laisser sa lumière briller à travers notre "temple", c'est merveilleux, même si, même quand ça fait mal, physiquement, émotionnellement. Derrière ces apparents sacrifices, il y a un rayonnement que nous ne pouvons pas mesurer. Mais qu'importe, c'est Dieu qui gouverne nos vies, et c'est ce qui peut nous arriver de mieux.

 

Pourquoi geindre quand on a une telle espérance, que notre vie soit utile entre les mains de Dieu, que toutes choses, même et surtout celles que l'on ne comprend pas, accomplit son dessein, dès lors que note existence demeure dans sa main...

 

 


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Pour aller plus loin ... Réaction et ressentiment (2)

Tournons-nous vers le Seigneur...

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