Voilà une rubrique que je vous invite à consulter souvent. Elle va s'enrichir, progressivement, avec de nombreuses ressources pour édifier, inspirer, équiper afin de mener chacun vers cette pleine liberté que Dieu a prévue pour tous.

 

Il s'agit de permettre à l'Esprit Saint de nous affranchir de tout ce qui nous bloque encore, ou affecte notre marche avec le Seigneur, sur le chemin de notre destinée..

 

Ma prière, mon désir c'est que vous soyez transformés, fortifiés et équipés pour rayonner en Dieu et selon sa volonté.


GERER LES ECHECS...

Ce premier volet va nous amener à explorer toutes les avenues de ce que nous appelons communément échecs. Nous allons prendre le temps de décortiquer les éléments importants de cette affaire, afin de faire un peu de lumière et, par la grâce de Dieu, permettre à chacun de surmonter certaines douleurs.

 

Vous trouverez des ressources diverses et des liens vers des pages, des sites pour vous aider à approfondir le sujet. Nous resterons dans une perspective chrétienne, tout en apportant des éléments de connaissance qui peuvent éclairer la réflexion. 

 

Je prie que tout cela accomplisse la volonté de Dieu qui est de vous affranchir réellement...


 

 

Derrière la notion d'échec, d'autres éléments importants doivent être mis en lumière. Tout d'abord, qu'est ce que l'échec ? Quand peut-on, doit-on se considérer en échec?

 

Qui définit l'échec ?

Nous savons que nous sommes dans le monde, mais nous ne sommes pas du monde. Si nous permettons aux standards du monde de définir, de labeliser, ou décider ce qui est échec ou réussite, nous nous soumettons à nouveau à la tyrannie dont Christ est venu nous affranchir.

 

Notre être intérieur ne cessera jamais de souffrir, malgré notre relation avec Dieu, si nous continuons à définir les paramètres de notre vie selon les exigences de la société.

 

Qu'est ce l'échec ?

Selon le monde, toute tentative qui n'aboutit pas aux effets escomptés constitue un échec. De plus, toute essai qui amène inconfort et désagrément, tout engagement qui implique renoncement et position humiliante est souvent assimilé à un échec. Cela découle de la définition de la réussite qui est utilisée, dans nos sociétés : la relation au confort, au plaisir, y est si importante que tout ce qui n'aboutit pas à un mieux être, peut être ressenti comme un échec.

Par ailleurs, il est tellement question de progresser vers plus d'accomplissement , de développement personnel, même à travers des actions très altruistes, que ce critère devient presque incontournable dès qu'il s'agit de déterminer ce qui est réussite ou échec.

 

Qu'et ce l'échec pour un enfant de Dieu?

Selon l'apôtre Paul, dans sa lettre aux Galates, c'est de ne pas pouvoir garder sa liberté, c'est de céder à des éléments intérieurs ou extérieurs qui nous ramènent à une gestion charnelle de notre vie. Quand, nous nous soumettons à nouveau à des principes de vie qui ne correspondent pas à la pensée du Seigneur, nous nous mettons en échec.

Le péché, est un échec et nous tient en échec car il fait barrage à la volonté de Dieu dans nos vies. Devons nous, pour autant, devenir pessimiste et baisser les bras? Non, certainement pas, car Christ a payé le prix, et Il nous en affranchit, dès lors que nous continuons à le suivre. Ce qui est un échec aujourd'hui est déjà une victoire, si nous sommes attristés d'avoir raté la marque (c'est une des définitions du péché). 

Tant que nous restons déterminés à nous soumettre à Dieu, à vivre selon sa Pensée, en Lui et par Lui, nous ne sommes pas en échec. Nous pouvons connaître des échecs, mais nous avançons vers la volonté de Dieu, dans la victoire, parce que le Seigneur est en nous et Il  utilise même nos ratés, nos défaites ponctuelles, pour constuire en nous les conditions de la victoire.. Oui toutes choses concourent à notre bien, dès lors que ce bien est défini par Dieu.


Tournons les yeux vers le Seigneur...

Pour aller plus loin..

Vous pouvez retrouver quelques conseils de Denis Morissette, Psycho-éducateur, Thérapeute
Enseignant, Auteur, si vous êtes dans le cas d'une personne qui a tendance à refaire souvent les mêmes erreurs...

 

http://www.cmavie.tv/?sujet=des-experts-repondent&video=toujours-memes-erreurs-dans-ma-vie

 

 

Intermède sur le chemin...

La foi en Dieu est le seul véritable antidote contre l’échec. Si tu dis que tu crois en Dieu, cela équivaut à dire que tu as choisi de marcher sur le boulevard du succès. Si tel est ton choix, aussi longtemps que le ciel et la terre existent, tiens-toi prêt (e), mon Dieu te surprendra. Tes lèvres publieront ses bienfaits ; tu reflèteras la gloire de Dieu sur la terre des hommes. Tout l’enfer réuni ne pourra rien contre toi. Dieu est Dieu !

 

Révérend Raoul WAFO

Penser autrement...


 

Souvent, trop souvent, derrière un ressenti très douloureux d'échec, il y a de l'orgueil.. C'est un ennemi subtil, mais puissant, difficile à vaincre parce que difficile à débusquer...

Derrière l'obstination à la réussité selon des critères que l'on s'impose, sans sagesse, ni miséricorde, il y a une détermination à ne se montrer que sous ses meilleurs aspects. L'idée que l'on s'est construite de ce que l'on doit être finit par obséder, tyranniser et tenir en échec la liberté à laquelle nous sommes appelés. 

 

Cet orgueil-là ne semble pas constituer un péché, ou quelque chose de répréhensible, alors on peine à s'en débarassser. De circonstances douloureuses en frustrations pénibles, on geint mais on n'évolue pas. C'est la mentalité qu'il faut changer: c'est ce que Dieu veut qui est bon pour nous, pas ce que nous croyons vouloir...

 

Ce perfectionnisme est une prison, c'est un carcan inutile que nous nous imposons. C'est un ensemble construit de plusieurs éléments, souvent rassemblés et enfouis profondément dans notre être intérieur, en réaction à des stimulis à peine perceptibles de notre environnement. Cette construction de notre personnalité n'est pas volontaire, même si nous avons l'impression de contrôler nos choix. En fait, une grande partie de cette affaire se construit à notre insu. 

Cela ne signifie pas que nous ne sommes pas responsables de nos choix. Le Seigneur nous donne accès à sa Pensée pour nous, et nous guide dans le vouloir et le faire (Phil 2:13). Il nous accompagne dans le processus de régénération qui aboutit à une transformation si nous acceptons au moins de changer de maître.

L'orgueilleux est son propre maître: il définit ce qui est bon pour lui. il détermine ce qu'il veut, ce qu'il accepte et ce qu'il refuse. Quand les circonstances vont dans le sens qu'il approuve, il est satisfait, mais quand la situation ne lui procure pas les effets escomptés, il est frustré. 

Sa vie dépend donc des circonstances. C'est une tyrannie qui le garde captif de lui-même. 

 

L'orgueil n'est pas une fatalité. Christ est venu nous en délivrer. C'est pour cette liberté que nous sommes devenus enfants de Dieu. Pour le vaincre, cet orgueil doit être reconnu, discerné, confronté à la volonté du Seigneur pour nous. Chacun, dans cette affaire, suit une voie qui lui est inspirée par Dieu: il n'y a pas de recette toute faite..

 

 


Tournons nous vers Dieu..

 

 

 

 

Un des moyens de surmonter

ce perfectionnisme orgueilleux

c'est de faire de Dieu son maître

et de tout lui soumettre..


C'est Dieu qui décide...


 

Parce que l'échec est intimement lié à l'idée que l'on se fait de la réussite, elle-même souvent associée à des éléments de bien-être, on peut être piégé par la gestion des ressentis provoqués par ce qu'on s'impose comme critères de réussite.

 

A l'arrière plan de tout cela, il y a un orgueil subtil, qui vise à cibler ce qui nous rapproche le plus possible de la définition du bien-être que nous nous imposons. Selon la pensée de Dieu l'orgueil est à la racine de tout ce qui nous pousse à définir nous-mêmes les principes de notre vie. 

Cette définition nous amène à nous imposer des valeurs, des grilles de lecture, des schémas de pensée qui ne correspondent pas à ce que le Seigneur veut. Dès lors, nous adoptons un positionnement qui nous rend souvent têtus, voire rebelles, en tout cas peut maléables, difficiles à guider. 

 

Ce qui peut être grave parce que tant que nous considérons comme échec les chemins de traverses que le Seigneur veut nous faire emprunter, notre mentalité nous empêche de le suivre. Nous restons prisonniers quand Dieu veut nous engager sur le chemin de la liberté.

Plus grave encore, nous nous imposons des douleurs, des éléments d'opression inutiles qui finissent pas affecter notre fonctionnement émotionnel, et nous paralysent. 

 

Réalisons que certains modèles que nous avons élaborés pour notre vie, tout en étant enfant de Dieu, ne correspondent peut être pas à la volonté divine. Prenons conscience que  certains de nos schémas de pensée sont affectés et impactés par des stéréotypes, des éléments de notre histoire personnelle et ou de notre environnement. Il faudra sortir de ce camp, hors de ce carcan, à la suite de Dieu, pour s'en affranchir. La porte est ouverte, Christ notre Pâques a été immolé, nous avons été rachetés, pour la liberté...

 

Il y a en nous, un espace profond, dans lequel Dieu a établi sa présence, d'où Il veut rayonner en nous pour intégrer  notre être intérieur dans sa Pensée.. Ce cheminement, prend beaucoup de temps. Nous allons connaître des moments d'exaltation, d'élévation, mais aussi et surtout des étapes de renoncements, de reculs. Cetaines étapes vont s'apparenter à des échecs, alors qu'en réalité elles sont des passages obligés vers la transformation nécessaire. Certains stades, commes des opérations chirurgicales, s'accompagnent de douleurs et de déchirement, d'effets secondaires désagréables, mais ce ne sont pas des échecs..

 

En fait, pour se laisser guider il ne faut pas considérer comme échec ce que Dieu ne qualifie pas ainsi. Cela doit nous garder humbles, parce que nous n'y voyons pas très clair, mais nous savons que notre coeur est entre ses mains et qu'Il nous mène à bon port. Ce qui compte c'est de marcher à sa suite, sur le chemin qu'Il a tracé pour chacun..

 

Le règne de Dieu, dans nos pensées, doit s'établir progressivement, prendre le contrôle, gouverner nos aspirations profondes, nos schémas de pensées, notre imagination, de sorte que notre être intérieur s'aligne progressivement sur sa Pensée. Nos ressentis vont évoluer, ils vont être éduqués, tandis que certains mécanismes émotionnels deviendront plus explicites, plus faciles à mettre à jour...Petit à petit, nos réactions seront plus lisibles, plus prévisibles, plus saisissables, et nous pourrons les confronter, les gérer, avec l'aide du Seigneur.. 

 

Quand ce règne du Seigneur gouverne nos vies, alors nous acceptons de redéfinir nos valeurs, nos critères de réussite.. Ce qui est réussi, c'est ce que Dieu veut, dans la mesure où nous avons pu en capter l'essentiel, le comprendre, le mettre en oeuvre.. Nous savons que nous demeurerons toujours dans le relatif, en la matière, Dieu seul sait... Mais nous savons nous soumettre à cette imperfection, à cette gestion humaine face à un Dieu parfait.. Nous savons marcher dans la victoire pleine et entière du Christ, et dans l'imperfection momentanée de notre capacité à coopérer avec Lui. Ne soyons pas trop dur avec nous -mêmes; ne nous appuyons pas seulement sur des critères de réussite, de performance préétablis, restons confiants dans le Seigneur et dans sa capacité à nous diriger...

 

 


Tournons nous vers le Seigneur...

Pour aller plus loin..

Dans cet article, Jacques Poujol explique comment s'opère tout processus de changement. Il met en lumière tout ce qu'implique la prise de conscience, ses effets. 

 

 

http://www.relation-aide.com/art_description.php?id=438&cat=10

 

Son projet...notre projet


 

L'âme est une conception divine, puissante : le moteur de notre être. Elle est constituée de tout ce dont nous avons besoin pour fonctionner : elle est le siège de nos motivations, elle contient toutes nos sources...

 

Elle semble être bien retranchée et à l'écart du tumulte environnant. Pourtant, elle absorbe de nombreux éléments de notre environnement et incube bien des apports de l'extérieur. De l'inconscient au conscient, c'est un enchevêtrement complexe et fragile. Les projets qui en émanent ne sont pas tous compréhensibles, mais ils constituent des moteurs souvent puissants derrière nos positionnements, nos attitudes, nos réactions, nos choix.

 

Confrontés à nos réalisations, nos performances, ces projets se dressent comme des évaluateurs implacables, incontournables. Ils déterminent ce que nous considérons comme échec ou réussite. Lorsque nos parcours dévient par rapport à nos attentes, nos projets offrent une grille de lecture, d'explicitation qui constituent autant de sanctions et autres mesure d'autoflagellation. 

 

Pourtant, Dieu n'est pas impressionné par les douleurs que nous nous infligeons ainsi. Peu importe les projets initiaux et les choix qu'ils impliquent, passé le temps où Il s'accomode de notre ignorance, sa grâce intervient pour que sa volonté prévale. Il me semble que c'est par miséricorde que le Seigneur prend le temps de corriger nos trajectoires, de nous affranchir de la tyrannie et de la folie de nos projets.

 

Dans son omniscience, Il connaît les desseins le profil de chacun et ce qui est nécessaire pour avancer. Ses interventions peuvent paraître douloureuses, mais les conséquences, les effets de nos choix le sont souvent encore plus. Si nous définissons ces corrections comme autant d'échecs, nous nous pourvoyons, car c'est la correction qui constitue la réussite. Celui que Dieu aime, Il le châtie pour lui éviter l'échec, justement..

 

Tout est affaire de mentalité.. C'est probablement, quand les effets désagréables de la correction se font sentir, que l'on commence à penser à l'échec, car généralement, quand tout fonctionne selon nos projets, on considère que l'on est en réussite. C'est souvent, bien après, quand on peut repenser à l'ensemble du parcours que l'on comprend que certaines étapes, certains tournants constituaient les clés de la réussite, même s'ils ressemblaient à des reculs.

 

Du recul, il en faut justement, pour ne pas s'enfermer dans la logique interne du parcours, du système choisi parce qu'alors, en est porté, emporté par cette logique, et on n'aboutit pas toujours à la volonté de Dieu.

Du recul il faut encore, pour se décentrer, être capable de porter un regard réfléxif sur ses choix et de s'appuyer sur d'autres ressources, utiliser d'autres stratégies, recevoir, appliquer des conseils, se laisser guider par Dieu qui pourvoit à tout cela..

Du recul, il en faut enfin, pour effectuer une évaluation juste de ce qui a été mis en oeuvre: il faut pouvoir bien discerner les progrès à tous les niveaux et s'affranchir de la tyrannie de la seule performance. Il peut y avoir des progrès certains au niveau de la capacité à analyser, ou à collecter des informations, ou encore à les traiter, même si la mise en oeuvre, encore hésitante, n'a pas encore permis d'obtenir les résultats escomptés. Il vaut mieux ne pas être trop exigeant avec soi-même, à partir d'un projet qui était peut-être trop ambitieux, ou basé sur une mauvaise motivation (imiter quelqu'un...)ou qui ne tenait pas compte d'un certain nombres d'éléments...

 

Parfois, c'est tout simplement un échec parce que le temps n'était pas encore venu ou parce que nous ne sommes pas encore parvenus au niveau nécessaire. Au-delà des émois que l'échec génère en nous, sachons magnifier la grâce, l'amour de Dieu pour nous, l'assurance qu'Il nous conduit vers la Liberté...


Tournons nous vers le Seigneur...