Luc 12-27: Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n'ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.

 

De l’exemple de Zachée, à la parabole des talents, la Bible enseigne que la vie Zoë est une vie qui se déploie dans le cadre de l’ordre divin, dans le Royaume et au service de Dieu. C’est une vie qui a un sens, une portée qui lui est donnée par le Seigneur. Nul ne peut vivre pour lui-même et espérer plaire à l’Eternel. La vie zoë est une vie puissamment équipée et outillée pour rapporter gros, pour s’investir et rapporter des dividendes. Ce n’est pas une vie stérile, pleine de futilités, laissée au hasard de rencontres et de circonstances. 

 

Ce n’est pas une vie qui appartient aux hommes, qui doit être gérée, dirigée, gouvernée par des systèmes humains, par des hiérarchies. C’est une vie au service de Dieu, dont tout le potentiel, tout le capital est investi en Dieu et pour Lui. Ce capital est gouverné et dirigé par l’Esprit Saint pour permettre une abondance divine déployée pour la Gloire de Dieu. C’est une vie qui transcende nos possibilités, nos désirs, nos aspirations profondes, nos simples ambitions. C’est une vie de révélations, d’élévations spirituelles où tout concoure à nous rendre fructueux pour Dieu.

 

Comme ces arbres plantés près des courants, il s’agit de vie qui culmine dans une production de fruits nécessaires au rayonnement des autres, à leur croissance, à leur élévation. La vie Zoë est celle de l’arbre qui puise en Dieu toutes ses ressources, nourrit tout son être, des racines au feuillage pour produire des fruits que le maître utilise pour bénir d’autres vies, selon sa volonté. Contrairement aux fruits des arbres naturels, nos fruits demeurent jusque dans la vie éternelle, quand nous sommes ces arbres que Dieu se suscitent et fait croître. Notre potentiel se manifeste dans ses fruits, notre destinée se réalise dans ses productions qui alimentent d’autres vies.

 

La parabole ne précise pas par quel cheminement, ni dans quelles circonstances les serviteurs ont réussi à faire fructifier le dépôt, le capital que le Seigneur leur avait assigné. Cependant, elle nous éclaire sur la mentalité, la posture, les prédispositions de coeur, et la méconnaissance du Seigneur qui a provoqué la stérilité du serviteur improductif. Ainsi il apparaît que si nous connaissons notre Dieu, nous ferons des exploits, comme le dit un autre passage, mais si notre foi est basée sur des stéréotypes, sur un fonctionnement religieux, ou traditionnel, notre vitalité spirituelle en sera affectée.

 

Certes, de nombreuses personnes peuvent paraître très actives, très consacrées aux autres, dans l’humanitaire, ou dans des actions de bénévolats pour de bonnes causes, cependant, la vie Zoë n’est pas là: elle se déploie par un potentiel, un capital personnel qui se déploie dans le cadre d’une identité spirituelle restaurée, une âme régénérée, gouvernée et conduite par Dieu. Elle ne choisit pas les actions à mettre en oeuvre, elle se laisse guider. Souvent ce à quoi elle s’attache est à peine visible et n’est pas de nature à attirer les projecteurs humains.

 

La vie Zoë s’attache à ce qui a du prix aux yeux de Dieu, son but ultime c’est plaire au Seigneur et le servir.

A l’exemple de l’apôtre Paul qui aurait préférer s’adresser aux juifs mais qui a consacré sa vie à son appel, nous sommes convoqués dans les dimensions qui servent le plan divin. Il nous suffit de devenir l’arbre, pour que l’Eternel y pousse des Zachées et que la vie Zoë rayonne et culmine dans l’accomplissement de la volonté du Maître.