Actes 27:10

C'est pourquoi Paul avertit les autres, en disant : O hommes, je vois que la navigation ne se fera pas sans péril et sans beaucoup de dommage, non seulement pour la cargaison et pour le navire, mais encore pour nos personnes.

 

Actes 27:22

Maintenant je vous exhorte à prendre courage ; car aucun de vous ne périra, et il n'y aura de perte que celle du navire.

Un ange du Dieu à qui j'appartiens et que je sers m'est apparu cette nuit, et m'a dit : Paul, ne crains point ; il faut que tu comparaisses devant César, et voici, Dieu t'a donné tous ceux qui naviguent avec toi.

 

Mathieu 8:23-26

 

Il monta dans la barque, et ses disciples le suivirent.

Et voici, il s'éleva sur la mer une si grande tempête que la barque était couverte par les flots. Et lui, il dormait.

Les disciples s'étant approchés le réveillèrent, et dirent : Seigneur, sauve-nous, nous périssons !

Il leur dit : Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? Alors il se leva, menaça les vents et la mer, et il y eut un grand calme.

 

Une comparaison rapide entre ces deux passages fait apparaître deux situations qui se terminent bien, mais à y regarder de plus près, l’une s’achève sans dommage, l’autre avec beaucoup de perte.

 

Dans les deux cas, l’attitude des hommes à bord aura été déterminante. Les uns ont préféré ignorer les avertissements de Dieu, les autres ont invoqué son nom et suscité son intervention.

Dans les deux cas, Dieu était là. Dans la situation des marins qui menaient Paul à Rome, Dieu était là et ils ne le savaient pas. Dans la seconde histoire, Jésus était là et les disciples le savaient, alors ils ont suscité son aide. 

 

On voit bien alors, que ce que nous faisons de la présence de Dieu est déterminant pour l’issue de l’épreuve. Les disciples conscients de la présence de Dieu n’ont rien perdu, mais ceux qui ont préféré ignorer sa voix ont tout perdu. Parce que les disciples vivaient dans l’intimité de Jésus, ils ont pressenti qu’Il pourrait faire quelque chose d’efficace contre la tempête. Ils ne savaient même pas à quoi s’attendre, leur étonnement après l’intervention du Maître témoigne de leur ignorance de la portée de l’autorité de Jésus. Pourtant, ils l’ont invoqué, ont requis son aide, se tenant prêts à obéir à ses instructions. Leur réaction dans la tempête a fait toute la différence. Le Seigneur a pu manifester sa grâce et son autorité.

 

Qu’il est donc déterminant de savoir discerner, reconnaître la présence de Dieu, la voix de Dieu, en tout temps, de pouvoir interagir avec Lui en toute confiance. Voilà pourquoi être simplement religieux ne suffit pas. Voilà pourquoi avoir quelques connaissances des Ecritures ne suffit pas: il faut connaître son Dieu, fréquenter son intimité, avoir foi dans sa Parole. 

On dit qu’un bébé à la naissance peut reconnaître la voix de sa mère: n'est-ce  pas normal après neuf mois d’intimité, neuf mois pendant lesquels les deux vies s’entrecroisent, s’articulent, s’entremêlent... Si nous fréquentons ainsi l’intimité de Dieu, nous ne ferons pas naufrage...

 

Certaines personnes pensent que cette intimité avec Dieu est réservée à ceux que Dieu a appelés. C’est la différence qu’ils établissent entre le clergé et le troupeau. Les membres du «clergé» doivent rester dans la présence de Dieu, faire des voeux et Lui consacrer leur vie. Les fidèles eux,  peuvent s’en exempter: quelques méditations ça et là et c’est suffisant. Aussi, quand ils passent par des moments difficiles, ils ne savent ni comment susciter l’intervention de Dieu ni recevoir de Lui inspiration et instructions nécessaires à la victoire. Faute de pouvoir s’adresser à l’Eternel efficacement, ils gardent les yeux sur les hommes et ne disposent que de la sagesse humaine pour s’en sortir, ou plutôt pour faire naufrage.  Au plus fort de la tempête, ils sont contraints de lâcher prise, de perdre leurs bénédictions, et de se laisser entraîner à la destruction, et si ce n’était la grâce de Dieu, tout espoir serait vain. 

 

Les disciples eux, avaient une connaissance imparfaite de leur Maître qui leur a pourtant permis de choisir de l’invoquer plutôt que de deviser entre eux pour savoir quoi faire. Certains d’entre eux étaient pourtant, marins aussi, mais dans cette situation, ils ont préféré faire appel à Jésus. 

 

Dans les deux cas, c’est aussi en gardant les yeux concentrés sur le but à atteindre que l’on évite le naufrage. L’apôtre Paul savait où il allait et pourquoi. L’ange lui rappelle, dans son intervention, que tempête ou pas l’objectif de Dieu doit être atteint. Dans la situation des disciples, Jésus leur avait donné l’ordre de passer de l’autre côté. En gardant à l’esprit ce que Dieu veut, on ne se laisse pas impressionner ou intimider par les assauts de l’ennemi et les tempêtes. Il ne s’agit pas de nous, il n’est pas question de préserver notre confort, il s’agit de l’accomplissement de la volonté de Dieu.

 

Dès lors, que l’on se sait dans la bonne direction, à notre place, occupés à exécuter la volonté de Dieu, les tempêtes peuvent toujours s’abattre sur nos embarcations, car c’est la volonté de Dieu qui prévaudra, d’une manière ou d’une autre. Quand nous avons une telle confiance en l’Eternel, c’est dans le calme et le repos que sera notre force, comme dit le prophète Esaie. Nous nous appuyons sur Lui, sur ses promesses de toutes nos forces, et nous ne faisons pas naufrage. Nous nous appuyons sur sa sagesse divine et pas sur la sagesse des hommes.  Paul est arrivé à bon port en suivant et en faisant suivre les instructions de Dieu, en appliquant la sagesse divine.

 

Remarquez aussi que par l’intercession de Paul, la vie des marins a été préservée, c’est cela le plus important. Parfois, nous laissons des plumes, dans nos épreuves, nous perdons quelques objets matériels et il y a aussi des dommages collatéraux, mais cela n’est rien que le Seigneur ne puisse restaurer. Job est un bon exemple: tout ce qu’il a perdu lui a été restauré: certes il a eu d’autres choses, mais cela prouve que Dieu est capable. Ce n’est donc pas cela qui doit nous préoccuper. Ce à quoi nous devons nous attacher c’est à rester concentré sur Dieu, pour recevoir de Lui et prendre la victoire, atteindre le but fixé par le Seigneur. Ainsi, les épreuves ne nous casseront pas, notre coeur ne fera pas naufrage. Comme Paul, nous en sortirons fortifiés, plus concentrés encore sur l’objectif divin, plus puissants contre les oppositions, vaccinés contre les venins des serpents attirés par la chaleur qui prévaudra dans notre coeur.