Que la paix de Christ..règne dans vos coeurs

Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos coeurs. Et soyez reconnaissants.


Comment parvenir à garder la paix de Dieu de sorte qu'elle domine et gouverne notre vie intérieure c'est l'objet de cette réflexion:

Esaie 26:3 A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, Parce qu'il se confie en toi.


La paix de Dieu est le premier don que tout nouveau converti reçoit du Saint-Esprit. Au salut, réconcilliés avec le Seigneur, nous avons la paix avec Dieu et la paix de Dieu.

 Cette paix doit nous accompagner, pour nous garder entiers, complets et capables, stables, et fidèles, calmes et hors de portée des tourments de l’ennemi. Car ce dernier va essayer encore et encore de nous dominer à nouveau, de prendre le contrôle de nos émotions, de nos sentiments pour nous tourmenter et nous oppresser, de nous remettre sous le joug de l’esclavage de la chair.


Quand on a compris le caractère essentiel de la paix, on la chérit comme un trésor, et on ne permet pas à l’ennemi de jouer avec. Une des clés pour se prémunir contre les assauts de l’adversaire c’est de savoir entretenir, faire grandir, et polir cette paix, pour la garder en tout temps. 


Ce matin, je veux insiter sur quelques clés simples mais essentielles : 

-la stabilité intérieure

-une foi stable et résolue

-l’adoration,

-la santé divine : 



1. Il faut aussi savoir se  stabiliser. Point de paix sans stabilité, c’est ce qu’exprime ce verset d’Esaie. Celui est sans cesse bouleversé, tiraillé, oppressé ne peut pas garder la paix de Dieu : ses désirs le poussent dans des directions, ses aspirations profondes sont paradoxales, ses sentiments occillent entre l’envie de plaire à Dieu et celle de ressembler aux autres. L’Esprit de Dieu ne peut pas le guider que déjà ses yeux brillent et son coeur palpite après quelque chose d’autre. Trop vulnérable à la séduction du monde, ce coeur-là ne peut pas garder la paix de Dieu. Trop fragile parce que pas assez résolu à adhérer aux principes de Dieu exclusivement. La Parole de Dieu doit être établie comme autorité suprême, l’amour de Dieu comme sentiment suprême, absolu qui ne souffre d’aucune compétition. Tant que cette décision n’est pas prise, l’adversaire se rit de nos prières et de nos supplications, de nos bonnes résolutions, il sait quel mouchoir rouge agiter devant nos yeux pour nous berner.. Alors, il faut s’arrêter et toutes affaires cessantes absorber la Parole de Dieu, la présence de Dieu, l’adoration pour s’imposer la lumière et la vie de Dieu jusqu’à en être saturée. Perso je me suis arrêtée 4 ans sans lesquels je n’aurai jamais réussi à servir Dieu et à le connaître, comme je le connais aujourd’hui. Il fallait que je sois stabilisée en Lui sans plus osciller entre ma culture, mon éducation mon statut social, mes fréquentations, mes ambitions. Il fallait se focaliser, permettre à l’Esprit de remplir, guider, conduire, prendre le contrôle : adoration, méditation, contemplation, parfois seule, parfois en groupes avec des chrétiens mûrs ; écouter, réécouter, se gaver, se saturer, jusqu’à être quasi ivre, le temps que la chair perde son contrôle ; une affaire personnelle, intime, des choix que personne ne peut faire à votre place. On peut essayer de s’en passer mais ça manquera, tôt ou tard. (L’apôtre Paul a fait ce choix, lui aussi , malgré tous les enseignements qu’il avait reçus, il s’est mis à l’écart pour que l’Esprit prenne le contrôle de sa vie et le dirige dans la compréhension des Ecritures)


Pour être capable de garder la paix, quand la vie vous prendre des virages dangereux et inattendus, quand les déceptions s’enchaînent, il faut avoir investi dans sa paix, pour la faire prospérer, et continuer à investir afin qu’elle soit toujours à la hauteur des défis de l’existence. La vie n’est pas une course de vitesse, mais un marathon, il faut des ressources solides, stables qui résistent à l’usure du temps, renouvelables et actualisables. La paix est un arsenal divin, surnaturel qui nous accompagne si nous savons la chérir. 


La stabilité ne peut être produite par l’acquisition de routines, l’adoption de rituels. Si cela peut prendre l’apparence de stabilité, il en faudra plus pour garder la paix intérieure ; il faudra que Dieu règne sans partage en nos coeurs, pour que sa paix y soit manifeste, active et qu’elle prévale. C’est la présence de Dieu qui procure la paix. Cette présence ne peut s’associer à tous les désirs insatiables d’une âme en proie aux séductions, à toutes sortes d’ambitions. Quand Dieu est maître, c’est Lui qui a le dernier mot et qui garde le contrôle. Nos désirs et sentiments sont alors sanctifiés par sa présence, par son contrôle, ils sont purifiés et guidés par ses principes. C’est ce que Dieu veut pour chacun de nous. C’est pourquoi aussi nous devons rechercher cet état  de stabilité en Jésus, qui nous procure une paix surnaturelle.


Cherchons, donc recherchons en Dieu, par l’Esprit Saint tout ce qui concourent à stabiliser nos sentiments, nos dispositions intérieures, notre intelligence émotionnelle. Efforçons nous de nous laisser conduire par l’Esprit afin d’éviter de demeurer sous l’influence de flatteurs, de séducteurs, d’aventuriers en tout genre, de prétentieux qui ont tout vu, savent tout et parviennent à intimider les autres par leur quête incessante de réussite selon les critères du monde. Ecartons nous rapidement avant qu’ils nous communiquent leur tourni et sachons nous asseoir aux pieds de notre Dieu pour être guidés, stabilisés et demeurer en paix !


 Savoir se confier en Dieu, c’est savoir faire fi de ses a priori, de ses idées préconçues pour adhérer complètement à sa volonté. Quand on a des idées préconçues, les déceptions sont terribles. On s’attendait à voir Dieu agir d’une manière et non seulement ce qu’on avait prévu n’arrive pas, mais en plus ce qu’on n’avait pas prévu, c’est ce qui arrive: on est à la fois déçu et surpris, destabilisé par les circonstances et les inconvénients qu’elles produisent. En fait, nos ressentis nous déstabilisent plus encore que les circonstances. Nous avons des difficultés à faire face, parce que nos sentiments de déception, de frustration nous empêchent de rester libres, calmes, et confiants pour être guidés par Dieu. Notre coeur nous met en difficulté, parce qu’il trouve ces choses imprévues anormales. Le fait de rester dans cet état va nous paralyser et nous empêcher de nous confier en Dieu, réellement, nous ne sommes plus vraiment en paix, notre coeur est alourdi par la frustration. C’est pourquoi, il ne faut pas se cabrer sur ce qui est normal ou pas, et ouvrir son coeur pour continuer à avancer , à se laisser guider par l’Esprit. j’ai expérimenté ces moments et je sais que ce qui fait le plus mal; ce sont les sentiments, les ressentis, l’amertume subtile qui tente de prendre le contrôle du coeur, qui bloque la paix et la foi. Heureusement que l’Esprit vient à notre secours et prie à travers nous selon la volonté de Dieu pour que la louange et l’adoration reprennent et apportent la paix.


 Il faut aussi savoir ralentir le rythme de sa vie et ne pas se laisser alarmer, interpeller par toutes les sirènes des circonstances, toutes les apparences de besoins pressants. 

Il faut prednre le temps  de la méditation, de la contemplation pour ralentir son tempo et s’imposer le calme, le recul : l’adoration est excellente pour cela : se calmer à l’intérieur en se focalisant sur Dieu. Cela permet de se décentrer, de mettre à distance tout ce qui essaie de nous agiter, de nous concentrer sur des problèmes ou des difficultés. Mêmes les réussites partielles, ponctuelles ou durables, il faut les mettre à distance, s’en écarter pour se concentrer sur Dieu. Cela  nous garde protégés de la vanité et de l’orgueil, de l’esprit de séduction et de rivalité qui guettent à la porte de notre coeur pour reprendre le contrôle.


Le temps de l’adoration ralentit notre être physiquement et spirituellement. Il nous permet de reprendre notre souffle, de faire une pause reposante et relaxante, tandis que notre esprit reste connecté à Dieu. En plus, cela nous permet de voir les choses d’une autre perspective, avec du recul, par la suite, quand nous reprenons nos activités. Le temps de contemplation, de méditation, d’adoration, dans le calme avec des chants, des hymnes, nous détendent et permettent aux émotions de se concentrer sur le Seigneur. Elles retrouvent alors leur élasticité, leur usage premier : ressentir les fruits de l’Esprit en nous : la paix, la joie, la présence de Dieu et le désir profond de lui plaire. 


Le temps de l’adoration permet à la vie Zoë, de s’épanouir en nous, de prendre toute la place, de se répandre pour prévaloir. Cette vie est un don de Dieu, une vie au-dessus des circonstances, une vie où le tourment ne peut pas prévaloir. La vie Zoë c’est le contraire de la vie charnelle, c’est toute la puissance de la présence de Dieu en nous, toute sa puissance créatrice, libératrice, guérissante à l’oeuvre pour réunir toutes les parties de notre être dans une cohésion, une cohérence, une efficacité que l’Eternel seul peut produire en nous. L'adoration nous permet ainsi de voir notre Dieu bien plus grand, bien plus puissant, bien au-dessus de nos circonstances et cela est bon pour notre foi.



Enfin, le corps a des besoins qu’il ne faut pas prendre à la légère ; notre vie doit être réglée, pas routinière mais réglée ; en ordre, parce que les opérations mentales que nous effectuons chaque jour doivent nous permettre de structurer nos savoirs, articuler nos connaissances pour faire de bons choix ; des choix réfléchis, conscients pas stimulés et manipulés par les humains ou l’adversaire. Sous la pression on enchaîne les réactions, et on court à sa perte, ou à de graves conséquences. Dieu a envoyé Jésus pour que nous ayons la vie et la vie en abondance, c’est à dire le contraire de l’oppression, du harcèlement moral et physique ; pour que nous soyons en contrôle et que nous puissions faire chaque fois des choix conscients, poser des actes qui correspondent à sa volonté. Quand le corps est fatigué, quand il manque de repos, de sommeil, quand il est environné de désordre, il devient vulnérable, physiquement et émotionnellement : la pression cause de grands dégâts émotionnels qui étonnent les chrétiens. On pense à tort, qu’il suffit de prier, et que les soucis excessifs qu’on s’imposent n’engendrent pas de conséquences sur la santé mentale ; c’est faux ; c’est pourquoi la Bible insiste et nous demande de ne pas nous inquiéter, de marcher plutôt par la foi. Et il existe encore un plus grand principe dans les Ecritures dont nous reparlerons : savoir se contenter de ce qu'on a , chaque jour.


La foi sert à faire des choix, même quand on n’a pas toutes les cartes en main, mais c’est un ressort qui peut s’abimer et fonctionner mal quand on surcharge son coeur avec trop de préoccupations diverses et variées. Il faut s’alléger, s’aérer, choisir les choses simples et vivre à son rythme pour ne pas casser son outil. Notre santé est précieuse et surtout notre santé émotionnelle, nous l’oublions trop souvent. Il faut savoir s’arrêter, changer de route, regarder dans une autre direction plutôt que d’accepter des charges trop lourdes et se casser le nez. La paix est à ce prix et on ne devrait pas la mettre en balance avec quoique ce soit.  .