Dans la tourmente...

Job 1:1Il y avait dans le pays d'Uts un homme qui s'appelait Job. Et cet homme était intègre et droit ; il craignait Dieu, et se détournait du mal

3Il possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de boeufs, cinq cents ânesses, et un très grand nombre de serviteurs. Et cet homme était le plus considérable de tous les fils de l'Orient.

16-19Il parlait encore, lorsqu'un autre vint et dit : Le feu de Dieu est tombé du ciel, a embrasé les brebis et les serviteurs, et les a consumés. Et je me suis échappé moi seul, pour t'en apporter la nouvelle.

 

Il parlait encore, lorsqu'un autre vint et dit : Des Chaldéens, formés en trois bandes, se sont jetés sur les chameaux, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l'épée. Et je me suis échappé moi seul, pour t'en apporter la nouvelle.

Il parlait encore, lorsqu'un autre vint et dit : Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné ;

et voici, un grand vent est venu de l'autre côté du désert, et a frappé contre les quatre coins de la maison ; elle s'est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Et je me suis échappé moi seul, pour t'en apporter la nouvelle.

 

22En tout cela, Job ne pécha point et n'attribua rien d'injuste à Dieu.

 

2:3-10L'Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n'y a personne comme lui sur la terre ; c'est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Il demeure ferme dans son intégrité, et tu m'excites à le perdre sans motif.

Et Satan répondit à l'Éternel : Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie.

Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu'il te maudit en face.

L'Éternel dit à Satan : Voici, je te le livre : seulement, épargne sa vie.

Et Satan se retira de devant la face de l'Éternel. Puis il frappa Job d'un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu'au sommet de la tête.

Et Job prit un tesson pour se gratter et s'assit sur la cendre.

Sa femme lui dit : Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu, et meurs 

Mais Job lui répondit : Tu parles comme une femme insensée. Quoi ! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres.

 

Voilà un long passage que nous allons utiliser pour parler de la femme de Job. Evidemment c'est un contre exemple, autrement dit un symbole de ce qu'il ne faut pas faire. Nous en parlons aujourd'hui parce que dans le cadre de notre marche avec Dieu, la vie nous réserve parfois, souvent même des surprises.

 

Parfois elles sont bonnes, parfois elles ne le sont pas. Quand on prend un tournant , au détour du virage on se retrouve parfois devant des difficultés que l'on ne pouvait pas prévoir. On se retrouve dans des situations inédites. Si on avait construit sa foi en Dieu, et les paramètres de sa relation avec Dieu sur les circonstances que l'on avait connu jusqu'àlors on est en danger de perdre pied.

 

Voilà pourquoi disons le d'emblée, Dieu Lui-même nous encourage à vivre de toutes paroles qui sort de la bouche de Dieu et pas seulement selon les circonstances. La Parole de Dieu contient des principes intemporels et invariables, mais applicables à toutes situations, alors que les évènements autour de nous changent.

 

Nous parlons ce matin d'un couple et nous nous concentrons sur les réactions de la femme. Tous deux doivent faire face à un chagrin immense, après avoir tout perdu; enfants, biens, et même la santé pour Job. Curieusement, le corps de la femme de Job n'est pas affecté, mais à n'en pas douter émotionnellement elle est sous le choc. Pour une femme perdre tous ces enfants d'un seul coup, cela doit porter un sérieux coup à l'équilibre émotionnel. C'est un évènement que l'on ne pouvait pas prévoir, qui arrive d'un coup, et qui doit faire très mal.

 

Là voilà démunie, tous les biens du foyer disparaissent d'un seul coup, soudainement, sans que personne ne puisse rien faire; en ce temps là il n'y avait pas d'assurance donc quand c'est perdu, c'est perdu; La voilà donc anéantie. bien vite, elle doit être tiraillée par le doute et un questionnnement de plus en plus étouffant paralyse son coeur et la jette dans le désarroi? Pourquoi Dieu a-t-il permis cela.

 

Autant vous dire dès maintenant qu'une connaissance partielle, parcellaire, incomplète ou erronée de Dieu nous jettera nous aussi dans ce même genre de desarroi quand la vie devient difficile. Personne n'est immunisée contre la douleur, et nous n'avons aucun moyen d'échapper aux larmes, au chagrin, à la perplexité quand la vie nous déçoit à ce point. Même la foi chancelle quand les circonstances nous jette dans la dépression!

 

Plus on nous invite à croire en un Dieu qui ne peut que bénir, en une utilisation de la Parole de Dieu qui ne nous procure que la prospérité, le succès et la réussite, plus on nous expose à la vulnérabilité de la femme de Job. Plus on nous formate par tous ces sermons à croire que des formules magiques, des plans en cinq ou six points nous permettrons d'éviter les catastrophes et plus on nous prépare à l'effondrement quand le malheur frappe. Au lieu de construire en nous une relation avec Dieu si intime, si profonde, on nous berce de belles paroles qui rendent les prédicateurs célèbres et prospères. Ils se comportent comme des coachs, des mentors, des maîtres en développement personnel, mais une grande partie des principes de Dieu restent dans l'ombre.

 

La femme de Job est un exemple de croyants qui s'appuient sur le confort pour nourrir une foi qui a l'air forte tant que tout va bien, mais qui ne résiste pas aux attaques répétées et intenses de l'ennemi. Elle s'était représenté un Dieu qui pourvoit, bénit, augmente et enrichit les biens et le confort, dès lors qu'on lui est fidèle. elle ne savait pas que le Seigneur peut avoir d'autres objectifs, d'autres enjeux, d'autres projets. Non pas qu'Il puisse devenir méchant et trompeur, mais qu'Il sait doser et équilibrer nos vies, afin de nous mener à la réalité d'une vie vraie, d'une foi authentique basée sur la vérité, pas sur le confort.

 

Sa connaissance de Dieu était parcellaire, il y avait des failles, des trous, que l'adversité a mis en lumière. Il y avait dans sa relation avec Dieu des failles que l'ennemi a pu utiliser. C'est donc par elle, qui partage l'intimité de Job, que satan va essayer d'atteindre son but: décourager Job au point qu'il renie et abandonne Dieu. Cela fait frémir de penser que l'ennemi peut faire de votre mari ou de votre femme son meilleur allié pour vous détourner de Dieu. Cela fait frémir, mais c'est l'histoire de l'humanité. Il y a donc urgence à mieux connaître Dieu, à mieux connaître son époux; épouse afin de ne pas tomber dans les pièges grossier de l'adversaire;

 

Dans la logique de la femme de Job, servir Dieu avec droiture ne servait à rien. Elle s'est dit que si c'est pour aboutir à ce chaos ce n'était pas la peine. Heureusement Job avait une autre perspective: dans son coeur il a senti palpiter une autre loi : Dieu est souverain; si je me soumets à Lui quand tout va bien, pourquoi ne pas continuer quand les choses changent? Job avait réellement été touché, impacté par son Dieu. il le considérait comme son Maître, il avait une vraie révérence pour Dieu. Il était donc prêt à le suivre en toute circonstances, ce qui est la caractéristique de tous les vrais disciples. Ceux qui ne suivent Dieu que pour ce qui sort de sa main, ne sont pas de vrais disciples, mais des mendiants.

 

Quand on a une relation coeur à coeur avec Dieu, en Jésus, on ne regarde pas seulement ses mains, mais on se tient à sa disposition quoiqu'il arrive pour accomplir sa volonté; cela ne nous immunise pas contre la douleur et le chagrin. Quand la tristesse remplit notre coeur, on le ressent et comme tout le monde, on pleure, mais ces sentiments charnels ne prennent pas le dessus parce que l'on est déterminé à soumettre sa vie à Dieu. Cela pose la question de la motivation, de la qualité de notre foi: la vie se charge de nous révéler les vraies dimensions de notre foi.

 

On ne panique pas au point de dérégler notre fonctionnement émotionnel quand vient l'adversité, quand le dénuement nous est imposé par surprise. Oui nous savons que le Seigneur veut pourvoir à nos besoins: mais Il n'a aucune obligation à notre égard et Il agit comme Il veut, quand Il veut. Si nous ressentons de l'insécurité, si l'hostilité grandit autour de nous, si les confrontations se multiplient, c'est souvent que Dieu nous invite à fixer les regards sur Lui, à ne pas accorder autant d'importance aux choses matérielles, en tout cas à Lui permettre de porcéder en nous à d'autres réglages et ajustements, et à mieux nous positionner:

 

Quand nous permettons à satan de nous désarçonner, surtout dans le couple, il utilise ce maillon faible pour tout détruire. Nous avons donc chacun la responsabilité de tenir ferme sur Dieu, de veiller à grandir, mûrir spirituellement car l'ennemi sait où nous en sommes et ce qu'il pourra utiliser pour détruire le foyer. 

 

Nous devons donc chercher à soumettre notre vie à Dieu, simplement la lui remettre, en sachant que le Seigneur est souverain et en désirant, que sa volonté soit faite, en tout temps. C'est un engagement, une alliance que l'Esprit va intensifier dans nos coeurs, en développant plus d'amour; plus de passion pour Dieu de sorte qu'en tout temps nous demeurions fidèle et fort dans la foi.

C'est donc sur Dieu que nous devons fixer les regards, et nous remplir de sa Parole, pour vivre dans une connaissance de notre Seigneur qui nous permet de surmonter les difficultés et d'accomplir sa volonté.

 

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