Grâce...

Luc: 7:36-50 : la femme pécheresse.

 

Nous notons d'emblée que le nom de cette femme n'est pas cité. cela pourrait donc être n'importe laquelle d'entre nous: cette femme a vécu une vie, elle a eu un passé qui l'a amené à faire des choix, pas tous bons, vraisemblablement.

 

Elle s'est enfermée dans une logique, et de circonstances en circonstances, a vécu une vie publiquement peu honorable, pour son temps. Elle n'avait pas le respect de ceux qui la connaissait et le terme de pécheresse par lequel elle est désignée laisse à penser que ce qui la caractérise c'est une vie dissolue, un métier déshonorant. On ne sait rien d'autres de son caractère, de sa vie et c'est suffisant pour en faire l'emblème de toutes celles qui ont ou qui vont bénéficier de la grâce de Dieu.

 

C'est en cela que nous nous arrêtons sur son histoire, non pour la juger mais pour contempler l'ampleur et la profondeur de la grâce de Dieu afin que toutes nous soyons encouragées à nous tourner vers Jésus Christ. Cette femme vient elle même à la rencontre de Jésus, il faut le souligner. Personne ne l'a amenée, elle rentre avec audace, dans une maison d'un serviteur aussi zélé dans l'application de la loi que pouvait l'être un pharisien. Elle sait qu'elle n'est ni invitée ni bienvenue. Elle sait ce qu'on dira, ce qu'elle risque. 

 

Mais cette femme est venue remplie, saturée d'une mission, d'une détermination: se jeter aux pieds de Jésus. Rien ne l'arrête d'ailleurs, elle rentre, trouve Jésus, se positionne à ses pieds, sans rien demander.. Cette femme que l'on dit pécheresse est venue se prosterner devant le Seigneur pour qu'Il lui fasse grâce. Elle est venue faire de Jésus son Sauveur personnel. Elle vient s'offrir en sacrifice vivant, et elle apporte son plus grand trésor.

 

Elle s'offre sans retenue, publiquement. Autant elle avait péché publiquement, autant, elle vient se prosterner dans une repentance profonde, sincère et publique, et ses gestes ne supportent aucune équivoque. Son attitude si directe, si claire, ne laisse personne indifférent et si le Maître n'a pas un geste à son égard, en apparence, au début, bien vite, les choses changent.

 

Cette femme, comme la Samaritaine au puits, va permettre au Seigneur d'enseigner, de donner une des plus belle leçon de grâce du NT. Lisant dans les pensées de son hôte, Jésus en effet, prend appui sur l'attitude de cette femme pour illustrer aux yeux des pharisiens, complètement ignorants de la miséricorde de Dieu, ce qu'est la grâce et comment elle se manifeste dans la vie de ceux qui s'approchent de Dieu en Jésus-Christ.

 

Le Maître démontre par l'exemple comment cette femme est venue parce que la conviction de péché et de pardon a été manifesté dans son coeur. Elle se sait pécheresse, mais elle sait aussi ce que Jésus est venue manifester: la grâce et la vérité. Elle sait que son péché peut être ôté en Jésus Christ. Elle sait que la grâce  lui donne un accès à la présence de Dieu que le péché interdisait. Acceptant la rémission de son péché, par la foi, elle est venue se prosterner aux pieds de Jésus pour témoigner et pour le remercier.

 

Cette femme n'est pas venue dans la condamnation; elle a osé s'approcher de Jésus parce qu'elle a été convaincue, par la foi que son péché était ôté, pardonné. Cette foi lui a donné l'audace de s'avancer aux pieds du Seigneur; cette rémission des péchés lui a donné un accès à Jésus qu'elle a saisi et utilisé pour venir l'adorer avec une offrande de bonne odeur devant sa divinité.

 

Elle témoigne ainsi que Jésus est Seigneur: si les pharisiens en doutaient , elle manifeste par son comportement qu'elle reconnaît que Jésus est Dieu, et qu'Il mérite d'être adoré. En apportant, un parfum de bonne odeur, elle respecte les rites du tabernacle, elle répand une offrande de paix; puisqu'en s'approchant de Dieu en Jésus, elle a été réconcilliée avec Lui, elle a la paix avec Dieu. Elle témoigne aussi de l'accès direct qu'elle a pour arriver dans la présence de Dieu: elle est rentrée avec audace, sans être arrêtée; malgré son ancien statut de femme pécheresse: voici les choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles: elle est une nouvelle créature en Jésus Christ, elle a toutes les audaces pour louer son Dieu.

 

Quel exemple  de foi, de reconnaissance ! Quel exemple de l'audace que donnent la foi, la justification, la paix avec Dieu ! L'hôte de Jésus se croyait fin et malin, pensant que Jésus ne savait pas qui lui essuyait les pieds: quelle erreur ! Il ne pouvait pas comprendre ce qui se passait entre Jésus et cette femme ! C'est toute la splendeur du salut: une relation coeur à coeur, intime, profonde, qui provoque un changement radical.

 

Tout comme ce pharisien; certaines personnes doutent encore des effets du salut sur nous les croyants; elles nous observent sans cesse pour se réjouir de nos erreurs et de problèmes, pour se rassurer et continuer à penser que leur religion vaut mieux que notre décision de vivre en Jésus-Christ. Pourtant j'ai de bonnes et de mauvaises nouvelles: la Bonne nouvelle c'est que le salut est indispensable, non pas seulement pour vivre heureux sur terre mais surtout pour vivre heureux après la vie sur terre.. la mauvaise nouvelle, c'est que sans Dieu, dès maintenant, la vie peut prendre un virage scabreux, et très difficile: sans Dieu, on peut faire nauvrage et tout perdre: corps et âme. Avec Dieu, ces mêmes virages, on les prend en gardant son âme et son éternité en sa présence.

 

Cette femme a sans doute profité des gains d'une vie sans Dieu, sans égard à ses principes, mais elle a été amenée à une conviction qui a changé son coeur. Jésus explique que se sachant très condamnable, elle a apprécié d'autant plus le pardon qu'elle a reçu, la paix qu'elle a reçue, la grâce qui s'est manifestée dans sa vie et a fait toute la différence. Pour cela, contrairement aux pharisiens, elle a été amenée à prendre conscience, non pas seulement de son péché mais de sa nature pécheresse. Quand elle a reçu cette conviction, qu'elle s'est soumise à la vérité et a cherché le pardon; par la foi elle s'est approchée de Jésus. Sa foi est venue du message de Jésus, de la Parole faite chair. 

 

Elle s'est laissée dominer par cette foi, a reçu le pardon et la manifestation de la grâce de Dieu au point que son coeur a été boulversé par tant de miséricorde. C'est une leçon de grâce que Dieu donne aux pharisiens par cette femme, en s'appuyant sur son audace, sur ses capacités à tout laisser derrière elle, à tout donner pour se prosterner aux pieds de Jésus.

 

Pour conclure, il faudrait dire aussi et surtout que Jésus montre ainsi aux pharisiens qui se croyaient disciples, ce qu'est un vrai disciple: un croyant dont le péché est pardonné, ôté par la grâce de Dieu, au moyen de la foi: foi qui lui donne accès à la paix avec Dieu, la justification, une relation personnelle en Jésus Christ et qui fait de lui un adorateur en Esprit et en vérité...

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0