Lire les Ecritures, écouter Dieu...

Matthieu 15:10

Ayant appelé à lui la foule, il lui dit : Écoutez, et comprenez.

 

 

Lire les Ecritures, écouter Dieu. 

Certainement la formulation de Romains 10:17 est étonnante: Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ. Nous ne sommes plus aux temps où la majorité des gens étant illettrés, on progressait dans la connaissance des Ecritures, on écoutant la lecture qui en était faite par une élite qui avait le privilège de savoir lire.

 

Aujourd’hui, presque tout le monde sait lire, même s’il y a encore beaucoup de progrès à faire dans ce domaine. On lit donc la Parole, plus souvent qu’on ne l’entend. Pourtant, ce verset de Romains, qui s’adresse aux hommes de tous les temps, explique bien que c’est ce qu’on entend qui produit la foi. En fait, écouter, entendre dans la Bible signifie aussi, souvent recevoir, et comprendre. Ce mot signifie accéder à la compréhension, accepter ce que dit le message reçu. Avant de pouvoir croire, il faut ouvrir et disposer son coeur pour recevoir ce qui est dit.

 

Il y a donc une attitude à adopter et à garder face aux Ecritures, quand on est confronté à ce que Dieu dit. Il faut vouloir écouter pour accéder au sens et à la portée de ce qui est dit. En Matthieu, à plusieurs reprises Jésus répète : Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. (Matthieu 11:15; 13-9; 13:43)

 

Et c’est le contexte de Romains 10:17. Les Juifs avaient entendu le message de la Nouvelle Alliance, mais ce qui désolait l’apôtre Paul, c’est qu’ils ne l’avaient pas accepté. Ils n’avaient pas voulu ouvrir leur coeur pour accéder au sens profond du message de l’Evangile. Ils ont juste prêté l’oreille pour le comparer à leurs traditions, et comme ils avaient érigé celles-ci en vérité suprême, ils ont rejeté le message de Jésus. Même prêchée par Dieu lui-même, venu habiter parmi eux, la Bonne nouvelle du salut n’a pas été entendue, donc pas crue.

 

Il aurait donc fallu que la Parole de Dieu ait un autre statut à leurs yeux pour qu’ils aient accès au sens profond et à la portée du message. Il aurait fallu qu’ils acceptent de se débarrasser de leurs certitudes,  d’une certaine arrogance et qu’ils se parent d’une certaine innocence, d’une réelle simplicité de coeur pour être capable d’apprendre. Voilà pourquoi Jésus nous a recommandé de redevenir comme des enfants. En général, ils ont soif d’apprendre, sont prêts à recevoir ce qu’on leur explique. Ce n’était pas le cas des enfants d’Israël de l’époque. Ils ont donc entendu sans entendre, et la même chose peut nous arriver aujourd’hui.

 

Nous devons donc appréhender les Ecritures avec un coeur disposé à échanger nos certitudes contre la vérité de la Parole. C’est  une  affaire de coeur, une décision à prendre, une fois pour toute. Il s’agit de vouloir se laisser pénétrer par le message contenu dans la Parole, et cela va même plus loin.

  • Il s’agit, en fait de vouloir rencontrer Dieu, dans sa Parole. Il s’agit de comprendre que le Seigneur nous parle directement dans les Ecritures. Dans le cadre de cette relation personnelle, intime avec Dieu, nous voulons entendre sa voix dans nos coeurs et Lui permettre de nous établir dans la sécurité que procure la connaissance de sa volonté.
  • Il s’agit de vouloir connaître Dieu. Nous ne sommes pas de ceux qui se satisfont de quelques traditions, rites, cérémonies et connaissances éparses à propos de Dieu. Comme Job nous voulons en faire l’expérience; nous voulons pouvoir conclure: «Mon oreille avait entendu parler de toi mais maintenant mon oeil t’a vu». Job 42:5

  Cette connaissance là est particulière car la Parole de Dieu, c’est Dieu lui-même (Jean 1:1) et quand on s’ouvre à elle, c’est à Dieu qu’on ouvre et sa présence fait toute la différence. Quand on reçoit la Parole, c’est Dieu Lui-même qu’on reçoit. Si on reçoit toute la Parole, on reçoit la plénitude de la présence de Dieu en nous

 

-Dès lors, ce n’est pas que nous allons faire l’expérience de Dieu ou connaître Dieu, cela aussi a ses limites. Je peux expérimenter un aspect d’un phénomène sans vraiment comprendre, être pleinement conscient ou réellement, durablement être impacté par ce phénomène. Avec Dieu, il n’en est pas ainsi: en fait, quand nous recevons sa Parole, c’est Lui qui agit pour nous inonder, nous remplir, illuminer notre intelligence et nous envahir de sa paix. Sa capacité de guérison, de restauration de notre âme dépasse de loin ce que nous pouvons appréhender. Ce qui est certain, c’est que son Esprit est réellement à l’oeuvre en nous et tant que ce flot divin s’écoule en nos âmes, tout notre être en est transformé. Pour moi, c’est ça connaître Dieu.

 

-La Porte de tout ce processus, l’élément déclencheur, c’est une attitude de coeur, que l’on décide d’adopter vis à vis de Dieu et de garder. Quand on comprend qu’on a besoin de Dieu, et qu’on a conclu dans son coeur, qu’on ne peut vivre sans Lui, on ouvre son coeur, une fois pour toute au Seigneur, et on lui permet de nous faire progresser dans la lecture, la méditation, l’étude de sa Parole. Car c’est l’Esprit qui nous conduit, alors et c’est par Lui que nous avons accès à la vérité : Jean 16:13Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

 

Nous ne comprenons donc pas les Ecritures avec notre intelligence charnelle, même si nous utilisons certaines des compétences que nous avons acquises à l’école, pour déchiffrer le message. Dieu a prévu, qu’à travers les temps l’homme se perfectionne, développe, par l’éducation, les capacités qui lui permettront d’évoluer dans une relation intime avec Lui, sans autre intermédiaire que Jésus, notre Sauveur et Seigneur. Alléluia !

Même si l’Eternel a oint des serviteurs pour amener à maturité la foi des croyants, Il a aussi pourvu, et fait en sorte que la grande majorité des bien aimés puissent s’édifier personnellement, en tout temps, en recevant sa Parole directement dans leur coeur.

 

On oublie, trop souvent, dans nos sociétés modernes , à quel point en cela Dieu nous a bénit et libérés du joug de la religion qui florssait, autrefois, quand les hommes devaient s’en remettre à la lecture de quelques privilégiés. En ce temps-là les rites et les cérémonies fleurissaient aboutissant à une culture religieuse, dans la plus grande ignorance de la Vérité. Mais c’est la connaissance, la jouissance de la vérité qui affranchit.

J’utilise volontiers le terme de jouissance, parce que c’est un usage libre, continue, intense, qui donne accès à la plénitude que Dieu a préparée et qu’Il tient en réserve pour chacun de nous qui écoute et comprend.

 

-Quand nous avons un tel amour pour Dieu que nous avons soif de recevoir les manifestations de sa présence, en nous, comme un flot continu, bouillonnant et salvateur à tous les niveaux, nous nous livrons à sa Parole, entièrement et c’est cette abandon, qui permet au Seigneur de nous faire pénétrer dans une autre dimension. La compréhension des Ecritures, des principes de Dieu, de sa volonté qui s’établit en nous, prend le contrôle de nos vies, nous amène à évoluer sous son regard , conscients de l’oeuvre effectuée en nous et de la vie (zoe) qui palpite dans notre être intérieure. Nous réalisons que cela est un privilège: très vite, nous constatons les effets de cette pénétration. Si, au début, nous restons simples spectateurs ébahis et ravis des changements qu’apporte le Seigneur à nos caractères, nous devenons vite ouvriers avec Lui, dans cette affaire, et nous nous livrons d’avantage pour que ce processus de régénération porte tout le fruit que Dieu a prévu. Nous savons, comme dit l’apôtre Paul, nous sommes persuadés que « Celui qui a commencé (en vous) cette bonne oeuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus Christ».

 

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