Toujours prêt...

"Je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi. Mais Dieu lui dit : Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ?" Luc 12.19-20

 

Philipiens 4:12

Je sais vivre dans l'humiliation, et je sais vivre dans l'abondance. En tout et partout j'ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l'abondance et à être dans la disette.

Je puis tout par celui qui me fortifie.

 

 

Il y a un enjeu important à savoir se méfier de l’abondance et de ses effets sur l’âme, dans notre marche avec Dieu. C’est vrai que chacun aspire à une abondance de biens matériels qui semble vous mettre ainsi à l’abri du besoin. Il est vrai que Jésus lui-même nous a promis la vie en abondance (Jean 10:10). Cependant, Dieu ne nous a pas promis une vie matérielle qui nous garantit de ne plus avoir besoin de regarder à Lui en tout temps.

 

Quand on relit le canevas de prière donnée par le Maître (Mathieu 6:9-13), on réalise que Dieu s’attend à ce que nous vivions notre vie en dépendant de Lui, chaque jour. Si l’abondance de biens nous permet de penser que nous sommes à l’abri du besoin, elle nous prive alors de ce recours à Dieu quotidien, si essentiel pour notre âme. 

 

C’est de là que vient le danger : quand on peut vivre jour après jour sans avoir à consulter Dieu, on finit par s’habituer à ne pas dialoguer avec Dieu chaque jour; disons que généralement c’est ce qui se passe, même si certaines personnes, comme l’apôtre Paul, marchent avec Dieu dans une telle consécration, que l’abondance de biens n’affecte pas leur relation avec le Seigneur.

 

C’est une grande preuve de maturité spirituelle, quand les circonstances extérieures n’influencent pas notre service et notre dévotion. Pour atteindre ce niveau, il faut savoir garder sa consécration en tout temps. Si on ne ressent pas les périodes de disette comme un grand cataclysme, on n’accordera pas autant d’importance aux biens matériels. Si on place Dieu au centre de sa vie, sans condition, en l’adorant pour ce qu’Il est et pas seulement pour ce qu’on peut en obtenir, alors on parvient à rester stable et à se contenter de ce qu’on a.

 

Il y a d’ailleurs un grand avantage à cela : notre coeur ne se trouble pas, et notre foi demeure intacte et disponible pour interagir avec Dieu et accomplir des exploits. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas distraits, détournés des affaires du Seigneur, mais au contraire constamment en paix, enthousiastes, à l’écoute et toujours prêts. Nous pouvons voyager léger sans que nos besoins nous dictent des compromis fâcheux ou alimentent un orgueil qui précède la chute. 

 

 2Timothée 2:4  

Il n'est pas de soldat qui s'embarrasse des affaires de la vie, s'il veut plaire à celui qui l'a enrôlé

Lorsqu’on garde une mentalité de soldat, ce que l’apôtre Paul recommande à Timothée, on ne risque pas de tomber dans le piège de l’engourdissement que provoque parfois l’abondance. On pourrait croire que cette déclaration ne concerne que les serviteurs du Seigneur, ayant des responsabilités dans les assemblées, mais notre Seigneur rappelle à chacun la nécessité de ne pas se laisser engourdir par les affaires de ce monde :

 Luc 21:34  

Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos coeurs ne s'appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l'improviste.

 

Il est donc clair, que l’abondance présente l’inconvénient, si elle est mal maitrisée, de nous alourdir et d’affecter notre consécration. Il existe cependant, une façon de s’en prémunir : celui qui donne généreusement, reçoit encore du Seigneur et continue à vivre en dépendant de Dieu. Quand on utilise ainsi les ressources données par l’Eternel, on interagit avec Lui pour l’édification du royaume. 

 

Il est donc sage de savoir se contenter de ce que le Maître donne, en gardant les yeux sur Lui, en tout temps, pour rester réactif, attentif à sa voix. Il n’y a rien de plus important. L’enjeu de notre vie n’est pas une quête de confort. C’est de pouvoir se mettre au service du Maître et y rester en tout temps. Comme l’apôtre Paul, nous ne devons garder notre volonté, notre motivation libre de tout engagement, de tout ressenti, et être toujours prêt à l’action...


 

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